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2e dimanche de Carême (2019) : dans la lumière de l’écoute

Publié le 11 mars 2019

2e dimanche de Carême (2019) : dans la lumière de l’écoute

En lien avec le livret de Carême 2019, nous vous proposons de méditer l’Évangile de chaque dimanche de Carême.

Étape préparatoire : il s’agit avant tout d’entrer dans une lecture priante des textes bibliques. Pour cela :

  • Prendre le temps de lire et de relire lentement le texte d’évangile puis, en écho, l’autre texte biblique proposé.
  • Repérer, dans la scène, le ou les lieux, le temps, les personnages : la manière dont ils nous sont présentés, ce qu’ils font, ce qu’ils disent. Prêter aussi attention à ce qui se passe entre le début et la fin du récit : quel changement ? quelle nouveauté ?
  • Laisser la Parole résonner en vous, en vous aidant des questions posées. Il ne s’agit pas de répondre à tout mais de pointer, de manière concise, ce qui vous parle le plus.
  • Conclure éventuellement ce temps personnel par un Notre Père ou un Magnificat

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
Jésus prit avec lui Pierre, Jean et Jacques,
et il gravit la montagne pour prier.
Pendant qu’il priait,
l’aspect de son visage devint autre,
et son vêtement devint d’une blancheur éblouissante.
Voici que deux hommes s’entretenaient avec lui :
c’étaient Moïse et Élie,
apparus dans la gloire.
Ils parlaient de son départ
qui allait s’accomplir à Jérusalem.
Pierre et ses compagnons étaient accablés de sommeil ;
mais, restant éveillés, ils virent la gloire de Jésus,
et les deux hommes à ses côtés.
Ces derniers s’éloignaient de lui,
quand Pierre dit à Jésus :
« Maître, il est bon que nous soyons ici !
Faisons trois tentes :
une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie. »
Il ne savait pas ce qu’il disait.
Pierre n’avait pas fini de parler,
qu’une nuée survint et les couvrit de son ombre ;
ils furent saisis de frayeur
lorsqu’ils y pénétrèrent.
Et, de la nuée, une voix se fit entendre :
« Celui-ci est mon Fils,
celui que j’ai choisi :
écoutez-le ! »
Et pendant que la voix se faisait entendre,
il n’y avait plus que Jésus, seul.
Les disciples gardèrent le silence
et, en ces jours-là,
ils ne rapportèrent à personne rien de ce qu’ils avaient vu.


Écouter la Parole

Une montagne peut en cacher bien d’autres, et celle de la transfiguration renvoie au mont Horeb. Là, Moïse a rencontré son Dieu à travers le feu et la tempête ; là, Elie a écouté la voix d’un fin silence ; et les voici tous deux aux côtés de Jésus parlant de son « exode », selon une traduction plus littérale du texte. Si l’on peut se laisser éblouir par le spectacle d’une lumière qui envahit tout l’espace jusqu’à aveugler l’intelligence des disciples choisis par Jésus comme témoins discrets, l’essentiel n’est-il pas alors dans l’écoute ? L’écoute des grandes figures de la première alliance quant au chemin ouvert par Jésus, celui du Fils de l’homme qui vient offrir sa vie ? Et plus encore l’écoute de cette voix céleste qui redit à chacun : « Écoutez-le ! ».

Quand Pierre et les disciples sont tentés de n’écouter que leur propre désir d’un messie glorieux, le témoignage des Écritures à travers Moïse et Elie, et la voix céleste, nous rappellent que la gloire divine assume aussi la croix.


Laisser résonner la Parole

Avant cet épisode de la transfiguration de Jésus, ses amis les plus proches ont-ils bien entendu l’annonce de la mort et de la résurrection de leur Maître ? Et après cet épisode, il leur demande encore de bien écouter : « Le Fils de l’Homme va être livré. ». Ils n’écoutent que ceux qu’ils veulent entendre ou ne comprennent pas. Ces annonces inquiétantes et déroutantes sont bien éloignées de l’installation confortable et durable que souhaite Pierre. Comment accueillir les événements de mon quotidien et ceux du monde, les plus joyeux comme les plus difficiles ? Rêve, consentement, déni, refus ? Ai-je tendance à vouloir capter les uns et fuir les autres ?

Pierre, Jacques et Jean entrevoient que Jésus est bien le Messie. Comment reconnaitre que Dieu est bien le Sauveur de ma vie et du monde ? Comment nous sauve-t-il si lui-même va à sa perte ? Suis-je capable de reconnaître la beauté de mes plus proches et poser sur eux un regard de bienveillance ?


Prier la Parole

Prière d’abandon, du Pape saint Paul VI.

Souviens-toi, Seigneur, que je suis ta créature, souviens-toi que tu m’as fait naître à la vie. Je n’étais pas et tu m’as appelé du néant, et tu m’as fait ce don de répondre : je suis.

Tu as guidé de ta secrète providence la route de mon existence. Tu as disposé les étapes de mon chemin. De loin, tu m’as appelé, afin que de près je te réponde. C’est ainsi que je suis, créature entre tes mains, argile difforme et image de ton Visage. Remets-moi en ta ressemblance, ô Seigneur, sans me juger si je l’ai oubliée. Je suis fragile entre tes mains puissantes, mon infirmité est le signe de ta souveraineté. Mais tes mains sont douces, douces, même lorsqu’elles sont éprouvées. Tes mains soulagent et soutiennent. Tes mains corrigent et vivifient. Je leur abandonnerai ma vie. Le don que tu m’as fait, je te le confierai. Là où rien ne se perd, je me perdrai tout entier, en toi, Seigneur, mon début et ma fin.


Regarder la Parole

La transfiguration, de la chute à la rédemption de l’Homme, 1513, Albrecht Altdorfer, gravure sur bois, Art institute Chicago

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Cette gravure est l’oeuvre d’un artiste allemand, Albrecht Aldorfer (1480-1538).Ce qui frappe dans cette image c’est la frayeur des apôtres au premier plan, l’un d’entre eux se couvre le visage, un autre élève ses mains jointes devant le Christ. Ce dernier est debout triomphant, nimbé de blanc, son visage aussi rayonne. Autour de lui, en buste sortant des nuages on voit Elie à la gauche du Christ et Moïse à sa droite.

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